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TB-500 — Ce que montrent les données

Par Rédaction · publié 2026-03-09 · dernière vérification 2026-03-31 · Data

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Cette page a été mise à jour le 2026-03-31 et est revue régulièrement.

Qualité et analyse

Plusieurs chercheurs donnent des estimations de la densité de population au cours de la Préhistoire. Ils se basent sur le rapport nourriture-territoire-densité humaine relativement constant, à partir de normes tirées des grands primates non humains et des groupes humains connus chasseurs-cueilleurs. Le préhistorien André Leroi-Gourhan, en se basant sur la quantité de nourriture disponible (ressources constantes) et les déplacements quotidiens nécessaires, estime que ces groupes humains se limitaient à quelques dizaines d'individus au maximum, le plus souvent moins de vingt. Selon Mirko Grmek, il fallait pour les hommes du Paléolithique à peu près 5 à 10 km2 de territoire par individu pour obtenir une subsistance suffisante. Le nombre total des chasseurs du Paléolithique européen a probablement toujours été inférieur à cent mille individus. Au Néolithique, après la dernière glaciation, avec le début de la sédentarisation et de l'agriculture, la population européenne dépasse le million d'habitants, jusqu'à atteindre les 20 millions au cours du Ier millénaire av. J.-C.. La grégarisation de la société humaine qui se sédentarise et voit apparaître l’agriculture, associée à un réchauffement climatique, explique probablement l’augmentation de la mortalité au Mésolithique. La population a considérablement augmenté à cette période. Il est établi par ailleurs que des épidémies ont fait disparaître des groupes humains entiers.

Sources : fr.wikipedia.org

Stabilité et conservation

== Alimentation préhistorique == Les données concernant l'alimentation à la préhistoire reposent sur le type de la denture, l'usure des dents (types d'abrasion de l'émail dentaire), des données isotopiques tels que le carbone 13, les restes des gisements archéologiques.. De même l'étude du tartre dentaire (microfossiles alimentaires) ou des coprolithes peuvent donner des indications. Les premiers mammifères étaient herbivores et insectivores et consommaient des invertébrés. Les premiers primates sont principalement frugivores, puis avec une alimentation plus diversifiée, à la fois végétale et animale. Par exemple le chimpanzé peut occasionnellement chasser de petits mammifères, consommer des insectes et des œufs d'oiseaux. De façon générale, la longueur du tube digestif, la largeur de l'estomac et du cæcum sont plus élevés chez les primates modernes herbivores que chez les omnivores, car la digestion d'aliments à hauteur teneur en fibres (cellulose) est plus longue, nécessitant une flore intestinale particulière. D'où l'hypothèse d'une évolution des homoninis vers un tube digestif plus court, des modifications de la mâchoire et de la dentition, avec passage d'un régime riche en cellulose (mangeurs de feuilles et d'herbes) à un régime plus diversifié (fruits et tubercules, puis protéines animales) . Ce raccourcissement du tube digestif s'expliquerait par le fait que la « surdimension » du régime herbivore devient inefficace du point de vue énergétique en régime omnivore.

Sources : fr.wikipedia.org

Notes pratiques

=== Régimes paléolithiques === Les premiers Homo paraissent avoir un apport carné représentant environ 35 à 50 % de la ration alimentaire selon les auteurs, sans que l'on sache exactement si cet apport carné était obtenu par la chasse, le charognage ou les deux. Selon une hypothèse évolutionniste, les carnivores de la savane abandonnent le plus souvent le cerveau, les os et des restes de viande aux charognards. Les premiers Homo auraient trouvé là une source abondante de lipides (acides gras essentiels, comme l'acide docosahexaénoïque) favorisant le développement cérébral. La domestication du feu apparait vers 450 000 av. J.-C. Les conséquences physiques et nutritionnelles de la cuisson de la nourriture sont mal connues. On estime généralement que la cuisson permet un meilleur rendement énergétique par la réduction de la mastication et une meilleure digestibilité. Les conséquences sociales et symboliques paraissent plus importantes : l'entretien du feu et l'apparition de la cuisine seraient des facteurs structurant la vie quotidienne, qui renforcent la vie collective (partage des tâches, repas en commun, réunions autour du feu...), et stimulent la réflexion et l'imagination (transformation de la matière par le feu).

Sources : fr.wikipedia.org

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Comparaison avec les alternatives

Selon les données disponibles (ethnographiques et archéologiques), l'éventail des plantes comestibles est très large : végétaux verts (tiges et feuilles), végétaux charnus (tubercules, racines, fruits, noix, glands et châtaignes...), champignons, algues... selon les saisons et les milieux. Les autochtones d'Australie savaient identifier près de 300 plantes comestibles. La viande des animaux sauvages est peu grasse et non persillée. Ces animaux n'ont pas de lard mais un peu de suif, leur tissu adipeux sous-cutané varie avec les saisons. D'un point de vue archéologique, la consommation d'œufs n'a guère laissé de traces au paléolithique à cause notamment de la fragilité des coquilles. En revanche une consommation importante de moelle osseuse est attestée (fragments osseux et esquilles d'os), celle-ci était obtenue directement par fracture de l'os ou à partir de bouillons. Comme les Amérindiens des grandes plaines d'Amérique du Nord qui chassaient essentiellement le bison, non seulement gibier mais aussi source de matériaux divers (pour vêtements, couvertures, outils…), les Magdaléniens chassaient essentiellement le renne, et les Moustériens l'aurochs. La pêche, privilégiant les poissons gras (saumon, truite...), et la récolte de coquillages sont aussi reconnues selon les milieux. Il n'existe pas de régime paléolithique simple et unique, mais une grande variété selon les saisons, les climats, et les ressources environnementales.

Sources : fr.wikipedia.org

Questions fréquentes

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